Une finca rénovée à Majorque qui a gardé son âme du 19e siècle
Suivez Planète Déco sur Google — ajoutez-nous à vos favoris pour retrouver nos articles déco dans votre fil d'actualitésSon Verí est une finca rénovée à Majorque avec piscine à la décoration en pierre de marès, lin et terracotta à Valldemossa,
Sur les hauteurs du village où Georges Sand et Chopin vécurent de longs mois, cette finca rénovée à Majorque datant du 19e siècle garde la mémoire de son passé oléicole. Son Verí abrite une ancienne tafona, le moulin à huile traditionnel des Baléares. La poutre géante du pressoir traverse aujourd'hui le salon comme une sculpture. Vestige Estudio a mené la restauration avec une exigence rare.
Maria Obdulia, cofondatrice de Vestige, signe des intérieurs où les antiquités familiales côtoient des pièces sur mesure. Cette maison rurale ne joue pas la reconstitution historique. Elle permet de lire ses différentes époques, du domaine médiéval à la maison de notre siècle.
L'histoire de Son Verí commence bien avant la maison actuelle. Le domaine apparaît après la conquête chrétienne de Majorque en 1229, sous le nom de Gabellí. En 1589, la famille Verí en prend possession et lui transmet son nom. Raimundo de Verí, juriste, chevalier et humaniste de la Renaissance, marque les lieux.
En 1591, il aménage une source naturelle pour créer la Font de Son Verí, une grotte ornée d'un décor architectural et héraldique. Au fil des siècles, la propriété vit au rythme des oliviers, des céréales et des amandiers. Le catalogue patrimonial municipal situe le bâtiment actuel au 19e siècle. Une plaque porte la date de 1843 et offre un repère précieux.
Vestige Estudio, l'équipe d'architecture interne de Vestige, a privilégié la conservation. Les voûtes en pierre de marès et les charpentes en bois ont retrouvé leur solidité grâce à des techniques traditionnelles. Le chantier a fait appel au mortier de chaux, compatible avec les méthodes historiques.
Des pierres issues d'anciens bâtiments agricoles du domaine ont servi à monter de nouveaux murs. Les menuisiers, les ferronniers, les tailleurs de pierre et les restaurateurs ont adapté leurs savoir-faire à une maison d'aujourd'hui. L'équipe a préservé l'ancienne tafona, le hall d'entrée, les plafonds voûtés et la cour centrale. Cette démarche laisse aux matériaux leur patine d'origine.
Le salon occupe le volume de l'ancien moulin à huile, l'ancienne tafona. La grande poutre du pressoir longe le mur en moellons sur toute sa longueur. Ce tronc massif, noirci par le temps, est d'une taille impressionnante. Une cheminée au manteau en pierre grise encadre un foyer en briques.
Deux grands canapés en lin écru entourent la table basse en planches anciennes. Une collection de bougeoirs en bois tourné s'y regroupe comme une petite forêt. Des coussins vert olive répondent aux oliviers plantés dans de vieilles jarres.
Deux poufs carrés et deux fauteuils terracotta réchauffent l'ensemble. Le plafond avec ses poutres et ses canisses file vers la mezzanine baignée de lumière.
Dans le salon on trouve également la vis du pressoir, sculptée en spirale dans un bois sombre. Elle repose sur un bloc de pierre. Un escalier en pierre de marès dessine sa courbe élégante. Sa rampe en fer forgé torsadé souligne la finesse des marches moulurées. Sous la volée, une armoire ancienne posée sur le sol traditionnel en mosaïque galets, posé selon la technique de l'empedrat.
La cuisine prend place sous un plafond à grosses poutres de bois brut. Un îlot généreux reçoit un plateau en pierre beige veinée, avec un évier taillé dans la masse. La robinetterie en cuivre apporte une touche chaude et contemporaine.
Au-dessus, deux suspensions organiques à la texture sablée flottent comme des sculptures. Les façades des placards adoptent un bois teinté vert de gris très doux. Au sol, des dalles de pierre grise forment un opus irrégulier. Une large baie à l'embrasure profonde donne sur le jardin méditerranéen.
À l'étage, une table ronde ancienne est installée sur le palier. Deux fauteuils de style classique, tapissés de lin clair, l'entourent. Un grand miroir au tain vieilli reflète l'olivier voisin. Par la porte ouverte, on aperçoit une chambre aux tomettes posées en chevrons, avec un lit habillé de lin blanc.
Côté extérieur, la façade en moellons dorés s'ouvre par un grand portail en arc. Deux jarres anciennes encadrent l'entrée. Les volets à persiennes vert sauge se marient à la teinte chaude de la pierre. À travers l'arche, le regard file jusqu'à une fontaine murale ornée d'un mascaron.
La terrasse principale s'étend devant des bâtiments coiffés de tuiles canal. Elle est meublée confortablement.
La piscine épouse le relief avec une forme libre et arrondie. Son entrée en pente douce rappelle une plage, avec une eau turquoise très claire. Une margelle en pierre souligne sa courbe. Des palmiers se dressent à l'extrémité du bassin. Un muret en pierre sèche borde des massifs. Depuis l'eau, la vue file vers les falaises calcaires et la baie au loin.
Dans la cour plus intime, on découvre un long bassin en pierre. Un grand arbre ombrage la façade percée de portes-fenêtres cintrées. Le murmure de l'eau rafraîchit l'atmosphère pendant les chaudes après-midi d'été.
La rénovation de Son Verí est une réussite qui allie les époques. Vestige Estudio n'a pas cherché à tout montrer ni à tout effacer. La poutre du pressoir est la pièce maîtresse du salon. Le sol traditionnel en mosaïque de galets est un élément plein d'authenticité. Nous aimons cette manière de faire dialoguer les traces agricoles avec un mobilier confortable. Le mortier de chaux et les pierres de réemploi témoignent d'une vraie démarche respectueuse de l'âme de la maison.
Maria Obdulia a sélectionné une palette en parfaite harmonie avec les matériaux. Le lin écru, le terracotta, le vert olive et le vert de gris dialoguent avec la pierre de marès. Les fauteuils rosés du salon et les canapés vieux rose de la terrasse relient l'intérieur et l'extérieur. Le mélange d'antiquités familiales et de pièces sur mesure lui offre une personnalité unique.
Valldemossa s'accroche aux pentes de la Serra de Tramuntana, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011. Le village charme par ses ruelles pavées, ses façades en pierre et ses pots fleuris. Sa chartreuse royale attire les visiteurs depuis le séjour de George Sand et Chopin. Autour, les terrasses d'oliviers et les murets en pierre sèche dessinent un paysage agricole séculaire.
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Maria Obdulia, cofondatrice de Vestige, signe des intérieurs où les antiquités familiales côtoient des pièces sur mesure. Cette maison rurale ne joue pas la reconstitution historique. Elle permet de lire ses différentes époques, du domaine médiéval à la maison de notre siècle.
Un domaine né après la conquête de 1229
L'histoire de Son Verí commence bien avant la maison actuelle. Le domaine apparaît après la conquête chrétienne de Majorque en 1229, sous le nom de Gabellí. En 1589, la famille Verí en prend possession et lui transmet son nom. Raimundo de Verí, juriste, chevalier et humaniste de la Renaissance, marque les lieux.
En 1591, il aménage une source naturelle pour créer la Font de Son Verí, une grotte ornée d'un décor architectural et héraldique. Au fil des siècles, la propriété vit au rythme des oliviers, des céréales et des amandiers. Le catalogue patrimonial municipal situe le bâtiment actuel au 19e siècle. Une plaque porte la date de 1843 et offre un repère précieux.
Une restauration confiée aux artisans locaux
Vestige Estudio, l'équipe d'architecture interne de Vestige, a privilégié la conservation. Les voûtes en pierre de marès et les charpentes en bois ont retrouvé leur solidité grâce à des techniques traditionnelles. Le chantier a fait appel au mortier de chaux, compatible avec les méthodes historiques.
Des pierres issues d'anciens bâtiments agricoles du domaine ont servi à monter de nouveaux murs. Les menuisiers, les ferronniers, les tailleurs de pierre et les restaurateurs ont adapté leurs savoir-faire à une maison d'aujourd'hui. L'équipe a préservé l'ancienne tafona, le hall d'entrée, les plafonds voûtés et la cour centrale. Cette démarche laisse aux matériaux leur patine d'origine.
Le salon installé dans l'ancienne tafona
Le salon occupe le volume de l'ancien moulin à huile, l'ancienne tafona. La grande poutre du pressoir longe le mur en moellons sur toute sa longueur. Ce tronc massif, noirci par le temps, est d'une taille impressionnante. Une cheminée au manteau en pierre grise encadre un foyer en briques.
Lin écru, bois massif et terracotta
Deux grands canapés en lin écru entourent la table basse en planches anciennes. Une collection de bougeoirs en bois tourné s'y regroupe comme une petite forêt. Des coussins vert olive répondent aux oliviers plantés dans de vieilles jarres.
Deux poufs carrés et deux fauteuils terracotta réchauffent l'ensemble. Le plafond avec ses poutres et ses canisses file vers la mezzanine baignée de lumière.
La vis du pressoir et l'escalier en pierre
Dans le salon on trouve également la vis du pressoir, sculptée en spirale dans un bois sombre. Elle repose sur un bloc de pierre. Un escalier en pierre de marès dessine sa courbe élégante. Sa rampe en fer forgé torsadé souligne la finesse des marches moulurées. Sous la volée, une armoire ancienne posée sur le sol traditionnel en mosaïque galets, posé selon la technique de l'empedrat.
Une cuisine minérale sous les poutres
La cuisine prend place sous un plafond à grosses poutres de bois brut. Un îlot généreux reçoit un plateau en pierre beige veinée, avec un évier taillé dans la masse. La robinetterie en cuivre apporte une touche chaude et contemporaine.
Au-dessus, deux suspensions organiques à la texture sablée flottent comme des sculptures. Les façades des placards adoptent un bois teinté vert de gris très doux. Au sol, des dalles de pierre grise forment un opus irrégulier. Une large baie à l'embrasure profonde donne sur le jardin méditerranéen.
Un palier transformé en salle à manger
À l'étage, une table ronde ancienne est installée sur le palier. Deux fauteuils de style classique, tapissés de lin clair, l'entourent. Un grand miroir au tain vieilli reflète l'olivier voisin. Par la porte ouverte, on aperçoit une chambre aux tomettes posées en chevrons, avec un lit habillé de lin blanc.
Un portail ouvert sur la fontaine
Côté extérieur, la façade en moellons dorés s'ouvre par un grand portail en arc. Deux jarres anciennes encadrent l'entrée. Les volets à persiennes vert sauge se marient à la teinte chaude de la pierre. À travers l'arche, le regard file jusqu'à une fontaine murale ornée d'un mascaron.
Une terrasse donnant sur le paysage
La terrasse principale s'étend devant des bâtiments coiffés de tuiles canal. Elle est meublée confortablement.
Une piscine aux lignes organiques
La piscine épouse le relief avec une forme libre et arrondie. Son entrée en pente douce rappelle une plage, avec une eau turquoise très claire. Une margelle en pierre souligne sa courbe. Des palmiers se dressent à l'extrémité du bassin. Un muret en pierre sèche borde des massifs. Depuis l'eau, la vue file vers les falaises calcaires et la baie au loin.
Une cour rafraîchie par l'eau
Dans la cour plus intime, on découvre un long bassin en pierre. Un grand arbre ombrage la façade percée de portes-fenêtres cintrées. Le murmure de l'eau rafraîchit l'atmosphère pendant les chaudes après-midi d'été.
Notre avis sur la décoration
La rénovation de Son Verí est une réussite qui allie les époques. Vestige Estudio n'a pas cherché à tout montrer ni à tout effacer. La poutre du pressoir est la pièce maîtresse du salon. Le sol traditionnel en mosaïque de galets est un élément plein d'authenticité. Nous aimons cette manière de faire dialoguer les traces agricoles avec un mobilier confortable. Le mortier de chaux et les pierres de réemploi témoignent d'une vraie démarche respectueuse de l'âme de la maison.
Maria Obdulia a sélectionné une palette en parfaite harmonie avec les matériaux. Le lin écru, le terracotta, le vert olive et le vert de gris dialoguent avec la pierre de marès. Les fauteuils rosés du salon et les canapés vieux rose de la terrasse relient l'intérieur et l'extérieur. Le mélange d'antiquités familiales et de pièces sur mesure lui offre une personnalité unique.
Valldemossa, au cœur de la Tramuntana
Valldemossa s'accroche aux pentes de la Serra de Tramuntana, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011. Le village charme par ses ruelles pavées, ses façades en pierre et ses pots fleuris. Sa chartreuse royale attire les visiteurs depuis le séjour de George Sand et Chopin. Autour, les terrasses d'oliviers et les murets en pierre sèche dessinent un paysage agricole séculaire.
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