Comment décorer un studio de 23m2 avec une ambiance parisienne?
Studio de 23m2 à l'ambiance parisienne avec une mezzanine métallique, de la brique restaurée, à l'intérieur décalé
Un immeuble de 1917 en Europe de l'Est, longtemps occupé par des bureaux a été transformé en une résidence de petits appartements. Et parmi ceux-ci, un studio de 23m2 baptisé « Paris » qui témoigne de l'amour de cette partie du continent européen pour la capitale française.
Le bâtiment ancien a été rénové par une société d'investissement. Dès le départ, elle confie le projet à la designer Varvara Golovko avec qui elle travaille depuis longtemps. Sa mission est d'extraire des appartements habitables, d'une surface comprise entre 14 et 35 m2, d'un labyrinthe de cloisons en plâtre et de faux plafonds à caissons.
La décoratrice choisit de nommer chaque appartement d'après une grande capitale et développe dans chacun sa propre atmosphère. Celui-ci s'appelle « Paris », fait 23m2 et est plein d'un charme européen de l'Ouest, même s'il est un peu fantasmé. Dans un style "Emily in Paris" (les vrais Parisiens nous comprendront).
Le plafond culmine à près de 3,50 mètres. C'est l'atout principal de cet appartement, et la décoratrice l'exploite immédiatement. Grâce à cette caractéristique précieuse, elle installe une mezzanine à ossature métallique de 8m2, desservie par un escalier confortable. Les marches sont pratiques car elles cachent un rangement intégré sur toute leur profondeur. En haut de l'escalier, un lit double occupe la mezzanine. En bas, la surface est dédiée à la partie réception.
C'est le choix le plus intéressant de tout le projet. Sans la mezzanine, 23m2 c'est vraiment petit. Avec elle, l'appartement gagne une chambre sans sacrifier un centimètre de surface au sol. On construit en hauteur, on exploite le volume plutôt que la surface.
Les murs en brique d'origine ont traversé un siècle de rénovations. La décoratrice choisit de les révéler plutôt que de les recouvrir. Elle les restaure par sablage et le résultat est immédiat. Car la brique nue apporte une chaleur minérale et une densité historique qu'aucun enduit ne peut égaler.
Ce parti pris est le bon, sans aucun doute. La brique ancienne décore l'appartement à elle seule. Elle entraine un choix pour une palette sobre pour tout le reste, bois foncé et tons beiges. Elle est visible également depuis la mezzanine.
Face aux vraies fenêtres, un grand miroir cintrée occupe tout un pan de mur. Sa forme évoque l'arrondi des croisées à petits bois caractéristiques des appartements haussmanniens. Positionné en vis-à-vis direct de la lumière naturelle, il réfléchit et distribue la clarté dans toute la pièce. Il double visuellement la profondeur du séjour. On cherche instinctivement l'ouverture sur la rue.
C'est un classique de la décoration d'intérieur, mais rarement aussi bien exécuté. Le format imposant, la forme cintrée et le positionnement précis transforment le miroir en outil architectural à part entière qui amplifie la sensation d'espace.
Le lustre est volontairement désaxé par rapport à la rosace en stuc d'origine. Ce geste reproduit une habitude typique des anciens appartements bourgeois parisiens. Quand on redistribuait les pièces, on déplaçait souvent les points lumineux sans toucher aux ornements de plafond. La rosace restait en place. Le lustre suivait la nouvelle organisation du logement. On ne cherche pas à créer un style parisien avec des affiches évoquant la ville. On copie la façon d'habiter les appartements parisiens dans ce studio de 23m2.
Devant la grande fenêtre, la designer place un fauteuil à l'aspect fer forgé, conçu à l'origine pour l'extérieur. L'appui de fenêtre en quartz artificiel très résistant complète le dispositif et se transforme en coin lecture accueillant. L'ensemble crée l'illusion d'un balcon parisien sans qu'il y en ait un.
Choisir un mobilier outdoor en intérieur introduit une sorte de légèreté graphique que les fauteuils de salon classiques n'auraient pas donnée. Quant à l'appui de fenêtre repensé en assise ou en tablette, c'est une idée simple et immédiatement reproductible.
Le passage entre les espaces se fait sans avoir besoin d'ouvrir une porte. Un encadrement habillé de miroirs biseautés permet la circulation et démultiplie les reflets. Une ancienne baie murée devient une bibliothèque intégrée, avec un éclairage indirect en fond de niche qui diffuse une lumière douce le soir dans le salon. Les rangements exploitent le moindre recoin. On les trouve dans les contremarches, derrière la télévision pivotante de la cuisine, dans les placards encastrés le long des murs.
La salle de bain ne fait que 3m2 et mise sur le contraste mat/brillant, avec une paroi effet bois peint en contraste avec le sol lustré. Une douche à effet pluie est encastrée dans la cloison. Car ce n'est pas parce que l'on a un petit espace que l'on ne veut pas le meilleur au quotidien.
Le partie salon adopte une palette beige sable et un canapé qui est le meuble principal de la pièce. Son revêtement clair s'accorde naturellement avec la teinte chaude de la brique restaurée.
Cette couleur sable domine aussi dans les coussins et les textiles. La designer choisit la retenue. Elle mise sur les nuances et les matières plutôt que sur les contrastes de couleur. Dans un espace de 23m2, une couleur saturée attire l'œil et réduit visuellement le volume. Le beige, lui, recule et agrandit.
Ce salon beige est une réussite précisément parce qu'il ne cherche pas à en faire trop. Dans un appartement à fort caractère, brique centenaire, mezzanine métallique, miroir monumental, le salon joue intelligemment le rôle d'espace neutre.
Cet appartement ne peut pas pousser les murs, mais sa hauteur sous plafond lui permet de devenir un presque deux-pièces avec sa mezzanine. Sa décoration qui évoque Paris, est plus celle de la ville au 19e siècle que celle que nous connaissons aujourd'hui. Elle n'en est pas moins très réussie, originale et pleine de charme. Car chaque choix de la designer renvoie à une référence identifiable.
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Le bâtiment ancien a été rénové par une société d'investissement. Dès le départ, elle confie le projet à la designer Varvara Golovko avec qui elle travaille depuis longtemps. Sa mission est d'extraire des appartements habitables, d'une surface comprise entre 14 et 35 m2, d'un labyrinthe de cloisons en plâtre et de faux plafonds à caissons.
La décoratrice choisit de nommer chaque appartement d'après une grande capitale et développe dans chacun sa propre atmosphère. Celui-ci s'appelle « Paris », fait 23m2 et est plein d'un charme européen de l'Ouest, même s'il est un peu fantasmé. Dans un style "Emily in Paris" (les vrais Parisiens nous comprendront).
La hauteur sous plafond, un véritable atout à exploiter
Le plafond culmine à près de 3,50 mètres. C'est l'atout principal de cet appartement, et la décoratrice l'exploite immédiatement. Grâce à cette caractéristique précieuse, elle installe une mezzanine à ossature métallique de 8m2, desservie par un escalier confortable. Les marches sont pratiques car elles cachent un rangement intégré sur toute leur profondeur. En haut de l'escalier, un lit double occupe la mezzanine. En bas, la surface est dédiée à la partie réception.
C'est le choix le plus intéressant de tout le projet. Sans la mezzanine, 23m2 c'est vraiment petit. Avec elle, l'appartement gagne une chambre sans sacrifier un centimètre de surface au sol. On construit en hauteur, on exploite le volume plutôt que la surface.
La brique restaurée est le matériau vedette
Les murs en brique d'origine ont traversé un siècle de rénovations. La décoratrice choisit de les révéler plutôt que de les recouvrir. Elle les restaure par sablage et le résultat est immédiat. Car la brique nue apporte une chaleur minérale et une densité historique qu'aucun enduit ne peut égaler.
Ce parti pris est le bon, sans aucun doute. La brique ancienne décore l'appartement à elle seule. Elle entraine un choix pour une palette sobre pour tout le reste, bois foncé et tons beiges. Elle est visible également depuis la mezzanine.
Le grand miroir cintré façon fausse fenêtre
Face aux vraies fenêtres, un grand miroir cintrée occupe tout un pan de mur. Sa forme évoque l'arrondi des croisées à petits bois caractéristiques des appartements haussmanniens. Positionné en vis-à-vis direct de la lumière naturelle, il réfléchit et distribue la clarté dans toute la pièce. Il double visuellement la profondeur du séjour. On cherche instinctivement l'ouverture sur la rue.
C'est un classique de la décoration d'intérieur, mais rarement aussi bien exécuté. Le format imposant, la forme cintrée et le positionnement précis transforment le miroir en outil architectural à part entière qui amplifie la sensation d'espace.
Le lustre décalé, un vrai choix décoratif
Le lustre est volontairement désaxé par rapport à la rosace en stuc d'origine. Ce geste reproduit une habitude typique des anciens appartements bourgeois parisiens. Quand on redistribuait les pièces, on déplaçait souvent les points lumineux sans toucher aux ornements de plafond. La rosace restait en place. Le lustre suivait la nouvelle organisation du logement. On ne cherche pas à créer un style parisien avec des affiches évoquant la ville. On copie la façon d'habiter les appartements parisiens dans ce studio de 23m2.
Le fauteuil en fer forgé et l'illusion du balcon
Devant la grande fenêtre, la designer place un fauteuil à l'aspect fer forgé, conçu à l'origine pour l'extérieur. L'appui de fenêtre en quartz artificiel très résistant complète le dispositif et se transforme en coin lecture accueillant. L'ensemble crée l'illusion d'un balcon parisien sans qu'il y en ait un.
Choisir un mobilier outdoor en intérieur introduit une sorte de légèreté graphique que les fauteuils de salon classiques n'auraient pas donnée. Quant à l'appui de fenêtre repensé en assise ou en tablette, c'est une idée simple et immédiatement reproductible.
Les détails soignés dans tous les espaces
Le passage entre les espaces se fait sans avoir besoin d'ouvrir une porte. Un encadrement habillé de miroirs biseautés permet la circulation et démultiplie les reflets. Une ancienne baie murée devient une bibliothèque intégrée, avec un éclairage indirect en fond de niche qui diffuse une lumière douce le soir dans le salon. Les rangements exploitent le moindre recoin. On les trouve dans les contremarches, derrière la télévision pivotante de la cuisine, dans les placards encastrés le long des murs.
La salle de bain ne fait que 3m2 et mise sur le contraste mat/brillant, avec une paroi effet bois peint en contraste avec le sol lustré. Une douche à effet pluie est encastrée dans la cloison. Car ce n'est pas parce que l'on a un petit espace que l'on ne veut pas le meilleur au quotidien.
Le salon beige à la douceur chromatique
Le partie salon adopte une palette beige sable et un canapé qui est le meuble principal de la pièce. Son revêtement clair s'accorde naturellement avec la teinte chaude de la brique restaurée.
Cette couleur sable domine aussi dans les coussins et les textiles. La designer choisit la retenue. Elle mise sur les nuances et les matières plutôt que sur les contrastes de couleur. Dans un espace de 23m2, une couleur saturée attire l'œil et réduit visuellement le volume. Le beige, lui, recule et agrandit.
Ce salon beige est une réussite précisément parce qu'il ne cherche pas à en faire trop. Dans un appartement à fort caractère, brique centenaire, mezzanine métallique, miroir monumental, le salon joue intelligemment le rôle d'espace neutre.
Ce que Planète Déco pense de ce studio de 23m2 à l'esprit parisien
Cet appartement ne peut pas pousser les murs, mais sa hauteur sous plafond lui permet de devenir un presque deux-pièces avec sa mezzanine. Sa décoration qui évoque Paris, est plus celle de la ville au 19e siècle que celle que nous connaissons aujourd'hui. Elle n'en est pas moins très réussie, originale et pleine de charme. Car chaque choix de la designer renvoie à une référence identifiable.
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