Une ancienne école victorienne devient une maison jungle singulière
Suivez Planète Déco sur Google — ajoutez-nous à vos favoris pour retrouver nos articles déco dans votre fil d'actualitésÀ Londres, une ancienne école victorienne se transforme en maison jungle luxuriante, envahie de plantes, meublée d'antiquités
Derrière une façade en brique rouge et pierre de Portland, une ancienne école victorienne cache aujourd'hui l'un des intérieurs les plus étonnants du sud de Londres. À Canterbury Crescent, dans le quartier de Brixton, cette maison de deux chambres déploie plus de 196m2 sous des plafonds vertigineux.
Les propriétaires ont transformé les anciennes salles de classe en un décor foisonnant, entre végétation tropicale, antiquités chinées et couleurs dynamiques. On y entre comme dans une serre habitée, où chaque recoin cache un objet chiné, ou une plante grimpante.
Construit en 1853, ce bâtiment porte la signature de l'architecte Benjamin Ferrey, réputé pour ses édifices religieux néogothiques. La brique rouge dialogue avec les encadrements en pierre et les toits d'ardoise à double pente. L'école ferme ses portes dans les années 1970. Elle se transforme alors en un ensemble de logements privés. Le bâtiment est aujourd'hui classé Grade II pour son intérêt architectural.
Un porche à pignon marque l'entrée de la maison et annonce déjà l'esprit du lieu, entre austérité victorienne et fantaisie contemporaine. Ce type de reconversion de bâtiment ancien de l'époque victorienne, école ou église n'est pas rare à Londres. Ces logements attirent les personnes en quête d'un vrai supplément d'âme architectural.
Le plan ouvert du rez-de-chaussée frappe par ses proportions. La cuisine vert olive est signée Naked Kitchens. Elle occupe un angle de la pièce principale. Des étagères en noyer courent au-dessus d'un plan de travail assorti. Des portes-fenêtres ouvrent sur le jardin et laissent entrer une belle lumière.
Les murs blancs amplifient cette clarté et font ressortir chaque objet posé sur les étagères. C'est un beau mélange de céramiques colorées, de verres soufflés et de petites sculptures. Des bols marocains, des pichets en verre teinté et des vases anciens sont accumulés dans un joli désordre organisé. Une multitude de plantes suspendues descend du plafond. Elles rejoignent les grandes feuilles de philodendrons posées au sol. Ainsi elles brouillent la limite entre la cuisine et le salon pensé comme une véritable serre tropicale.
Un second volume, en triple hauteur lui aussi, est meublé dans un style vintage. Deux cheminées d'origine et de larges fenêtres témoignent de l'histoire scolaire du bâtiment. Il sert de show-room pour exposer du mobilier ancien et des objets chinés.
Un escalier en acier émaillé blanc conduit à l'étage, où deux chambres bien proportionnées présentent chacune une belle hauteur sous plafond. Dans la chambre principale, deux velux laissent entrevoir le ciel et une fenêtre intérieure surplombe le séjour de l'étage en-dessous. On crée ainsi un lien visuel constant entre les niveaux. Une échelle mène à une mezzanine cosy, puis à une terrasse sur le toit avec vue dégagée sur les alentours.
La salle de bain semble sorti d'un autre siècle. Des carreaux verts peints à la main, dans une style artisanal marocain, recouvrent les murs. Ils sont posés également dans la grande douche à l'italienne. Une baignoire îlot blanche repose sur un sol en terre cuite rose poudré. Des plantes suspendues débordent du plafond. Ce mélange de vert et de rose donne à cet espace une atmosphère romantique et décalée.
Un studio de jardin indépendant, accessible depuis l'extérieur, offre un espace de travail au calme, à l'écart de l'agitation de la maison. La cour arrière, imaginée par le paysagiste Thomas Rapley, fait grimper de la vigne vierge sur la façade. Les hortensias et le jasmin courent le long des murs anciens. Cet espace privé se prolonge vers une pelouse et des jardins communs partagés avec les autres résidents du bâtiment.
Ce choix décoratif assume pleinement le maximalisme qui rend unique cette maison. Ici, les propriétaires ont voulu donner une véritable personnalité à chaque espace en empilant les plantes, et en superposant les textures. Le vert olive de la cuisine dialogue avec le vert des plantes. Les meubles chinés, apportent le charme des éléments patinés.
Cette accumulation n'est jamais étouffantee grâce à la générosité des volumes hérités de cette ancienne école victorienne. On saluera également le choix de conserver les cheminées et les fenêtres d'origine plutôt que de les remplacer.
Cette reconversion d'un bâtiment scolaire en logement d'artiste rappelle certaines transformations observées à Paris. On en trouve notamment dans le 11e ou le 20e arrondissement, où d'anciens ateliers industriels accueillent aujourd'hui des logements aux verrières anciennes. Cette maison dans une ancienne école victorienne évoque directement ces verrières d'ateliers si prisées des amateurs de lofts parisiens. La tendance de la jungle intérieure, très présente dans le monde du design, présente ici une version anglaise particulièrement aboutie.
Le sud de Londres, et Brixton en particulier, possède une identité forte, marquée par une histoire afro-caribéenne riche et un marché couvert parmi les plus vivants de la capitale. Le quartier a vu naître David Bowie et continue d'attirer une population créative, entre musiciens, artistes et restaurateurs. Les rues colorées, les fresques murales et la salle de concert légendaire du Brixton Academy donnent le ton d'un quartier populaire et cosmopolite. Depuis quelques années, Brixton attire aussi des galeries, des ateliers de céramistes et des brocanteurs, séduits par un tissu urbain riche en bâtiments industriels reconvertis.
Cette maison jungle dans une ancienne école victorienne à Londres est en vente chez The Modern House pour 2.100.000£ (environ 2.500.000€)
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Les propriétaires ont transformé les anciennes salles de classe en un décor foisonnant, entre végétation tropicale, antiquités chinées et couleurs dynamiques. On y entre comme dans une serre habitée, où chaque recoin cache un objet chiné, ou une plante grimpante.
Une école victorienne classée transformée en maison
Construit en 1853, ce bâtiment porte la signature de l'architecte Benjamin Ferrey, réputé pour ses édifices religieux néogothiques. La brique rouge dialogue avec les encadrements en pierre et les toits d'ardoise à double pente. L'école ferme ses portes dans les années 1970. Elle se transforme alors en un ensemble de logements privés. Le bâtiment est aujourd'hui classé Grade II pour son intérêt architectural.
Un porche à pignon marque l'entrée de la maison et annonce déjà l'esprit du lieu, entre austérité victorienne et fantaisie contemporaine. Ce type de reconversion de bâtiment ancien de l'époque victorienne, école ou église n'est pas rare à Londres. Ces logements attirent les personnes en quête d'un vrai supplément d'âme architectural.
Un rez-de-chaussée ouvert
Le plan ouvert du rez-de-chaussée frappe par ses proportions. La cuisine vert olive est signée Naked Kitchens. Elle occupe un angle de la pièce principale. Des étagères en noyer courent au-dessus d'un plan de travail assorti. Des portes-fenêtres ouvrent sur le jardin et laissent entrer une belle lumière.
Les murs blancs amplifient cette clarté et font ressortir chaque objet posé sur les étagères. C'est un beau mélange de céramiques colorées, de verres soufflés et de petites sculptures. Des bols marocains, des pichets en verre teinté et des vases anciens sont accumulés dans un joli désordre organisé. Une multitude de plantes suspendues descend du plafond. Elles rejoignent les grandes feuilles de philodendrons posées au sol. Ainsi elles brouillent la limite entre la cuisine et le salon pensé comme une véritable serre tropicale.
Un second volume, en triple hauteur lui aussi, est meublé dans un style vintage. Deux cheminées d'origine et de larges fenêtres témoignent de l'histoire scolaire du bâtiment. Il sert de show-room pour exposer du mobilier ancien et des objets chinés.
Un étage entre végétation et couleurs pastel
Un escalier en acier émaillé blanc conduit à l'étage, où deux chambres bien proportionnées présentent chacune une belle hauteur sous plafond. Dans la chambre principale, deux velux laissent entrevoir le ciel et une fenêtre intérieure surplombe le séjour de l'étage en-dessous. On crée ainsi un lien visuel constant entre les niveaux. Une échelle mène à une mezzanine cosy, puis à une terrasse sur le toit avec vue dégagée sur les alentours.
La salle de bain semble sorti d'un autre siècle. Des carreaux verts peints à la main, dans une style artisanal marocain, recouvrent les murs. Ils sont posés également dans la grande douche à l'italienne. Une baignoire îlot blanche repose sur un sol en terre cuite rose poudré. Des plantes suspendues débordent du plafond. Ce mélange de vert et de rose donne à cet espace une atmosphère romantique et décalée.
Un jardin intime et verdoyant
Un studio de jardin indépendant, accessible depuis l'extérieur, offre un espace de travail au calme, à l'écart de l'agitation de la maison. La cour arrière, imaginée par le paysagiste Thomas Rapley, fait grimper de la vigne vierge sur la façade. Les hortensias et le jasmin courent le long des murs anciens. Cet espace privé se prolonge vers une pelouse et des jardins communs partagés avec les autres résidents du bâtiment.
Notre avis sur ce parti pris décoratif
Ce choix décoratif assume pleinement le maximalisme qui rend unique cette maison. Ici, les propriétaires ont voulu donner une véritable personnalité à chaque espace en empilant les plantes, et en superposant les textures. Le vert olive de la cuisine dialogue avec le vert des plantes. Les meubles chinés, apportent le charme des éléments patinés.
Cette accumulation n'est jamais étouffantee grâce à la générosité des volumes hérités de cette ancienne école victorienne. On saluera également le choix de conserver les cheminées et les fenêtres d'origine plutôt que de les remplacer.
Que nous inspire cette maison?
Cette reconversion d'un bâtiment scolaire en logement d'artiste rappelle certaines transformations observées à Paris. On en trouve notamment dans le 11e ou le 20e arrondissement, où d'anciens ateliers industriels accueillent aujourd'hui des logements aux verrières anciennes. Cette maison dans une ancienne école victorienne évoque directement ces verrières d'ateliers si prisées des amateurs de lofts parisiens. La tendance de la jungle intérieure, très présente dans le monde du design, présente ici une version anglaise particulièrement aboutie.
Brixton, un quartier à l'énergie singulière
Le sud de Londres, et Brixton en particulier, possède une identité forte, marquée par une histoire afro-caribéenne riche et un marché couvert parmi les plus vivants de la capitale. Le quartier a vu naître David Bowie et continue d'attirer une population créative, entre musiciens, artistes et restaurateurs. Les rues colorées, les fresques murales et la salle de concert légendaire du Brixton Academy donnent le ton d'un quartier populaire et cosmopolite. Depuis quelques années, Brixton attire aussi des galeries, des ateliers de céramistes et des brocanteurs, séduits par un tissu urbain riche en bâtiments industriels reconvertis.
Cette maison jungle dans une ancienne école victorienne à Londres est en vente chez The Modern House pour 2.100.000£ (environ 2.500.000€)
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